La présente page a pour objet d'échanger avec nos
lecteurs aussi bien sur
- des questions pratiques relatives à l'utilisation du site
- que des questions plus générales, relatives à la ligne éditoriale, ou aux ouvrages publiés.
Dernière mise à jour : le 24 février 2008.
Rubriques ajoutées ou modifiées récemment :
A propos du livre IL VIENT
L'attentat du 11 septembre 2001 :
coup de gong de l'entrée dans le 3ème millénaire chrétien (selon le calendrier
des martyrs).
Réflexion politique :
Pourquoi
faut-il remettre Dieu au centre du débat de société ?
Qu'est-ce que cela veut dire : remettre Dieu au centre ?
A propos du livre IL VIENT
Notre-Dame de Guadalupe
Un membre du groupe Fidélité et Ouverture nous a signalé "l'événement inexpliqué", pouvant procéder du miracle, qui s'est
produit récemment (le 24 avril 2007) dans la basilique Notre-Dame de Guadalupe et au sujet duquel des précisions et de belles photos sont reproduites sur le
site des missionnaires de Notre Dame.
A un moment qui semblerait se situer après la décision, prise par le Conseil Municipal de Mexico, de libéraliser l'avortement jusqu'à l'âge de 12 semaines pour le foetus, l'image de Notre Dame de Guadalupe vénérée par les pèlerins se serait illuminée, de
l'intérieur, d'un halo brillant ayant la forme d'un embryon !
S'il est avéré, ce miracle récent, constituerait (une fois de plus, par rapport aux nombreux exemples donnés dans IL VIENT) une belle illustration pour notre temps de l'interaction continue entre les actes publics de nos gouvernants, engageant la liberté collective des hommes, et les sollicitudes du Ciel pour nous ramener sans cesse sur le chemin des valeurs d'éternité, seul moyen de retrouver le vrai sens de la vie.
Louis XIII
Nous remercions le Père Thévenin pour l'élément supplémentaire d'information apporté dans le revue "5 pains et 2 poissons"
du mois de décembre 2006.
Confirmant l'annonce surnaturelle de la naissance du futur Louis XIV dont le frère Fiacre fut
le bénéficiaire par une révélation intérieure en octobre 1637, la revue mentionne également l'annonce surnaturelle faite à
Soeur Marguerite Parigot.
Cette religieuse
née à Beaune en 1619, devenue carmélite à 12 ans, aurait également reçu, de son côté, à Noël 1635, la promesse d'un enfant pour Louis XIII, après que Jésus
lui eut demandé de prier pour cela.
C'est ainsi qu'en décembre 1637, après une nouvelle vision de l'enfant Jésus, Soeur Marguerite du St Sacrement (c'était son nom en religion) put confier à sa maîtresse des novices que la Reine attendait un enfant.
Général de Sonis
Une information non rapportée dans le livre IL VIENT
mérite une mention particulière sur cette page internet,
afin de renforcer, s'il en était besoin, les signes déjà
donnés de l'exemplarité de la vie du Général de Sonis,
dont le point culminant se situe au moment de l'assaut
de Loigny autour de la bannière du Sacré Coeur de Jésus,
le 2 décembre 1870, avec les Zouaves pontificaux
(rebaptisés Volontaires de l'Ouest pour la
circonstance).
Le 25 septembre 1929 Mgr Harscouët, évêque de Chartres,
a ouvert le procès en béatification du Général de Sonis.
Malgré 42 ans d'ensevelissement continu sans
embaumement, le corps du Général, exhumé à cette époque
dans le cadre de l'enquête préliminaire, fut retrouvé en
parfait état de conservation, ses membres souples et
intacts, malgré les odeurs nauséabondes et l'état de
délabrement des vêtements et objets le recouvrant.
Nous remercions le guide qui nous a rappelé cette
information, et recommandons le déplacement sur ce lieu
émouvant de Loigny la Bataille. Le corps du général
repose encore à ce jour dans la crypte de la chapelle ;
un musée, contigüe à la chapelle commémore cet épisode
charnière de la guerre de 1870 (le musée est ouvert le
dimanche de 14h30 à 17h30). A environ 400 mètres,
en direction de Villours, un mémorial a été dressé à
l'emplacement où Sonis est resté agonisant durant toute
la nuit du 2 au 3 décembre, par une température
extérieure de -20°.
Prophétie des papes
Les pages 305 à 332 du livre IL VIENT sont consacrées à cette prophétie (appelée aussi prophétie
de Saint Malachie).
Des lecteurs nous font remarquer qu'il aurait été intéressant de mentionner dans le cadre de cette étude l'existence des
265 médaillons ornant la basilique de St Paul-hors-les-murs à Rome et représentant l'ensemble des papes montés sur le trône de Pierre.
Dans cette série des 265 médaillons, surmontant les 80 imposantes colonnes de marbre qui soutiennent les nefs, Benoît XVI occupe en effet la dernière place !
Rappelons que la décision de reconstruire la basilique selon le plan originel, après le gigantesque incendie qui la ravagea dans
la nuit du 15 au 16 juillet 1823, a été prise par Léon XII en 1825, et que les travaux d'ornementation des nefs et du transept
(avec notamment les portraits des papes) furent entrepris sous le pontificat de Pie IX à partir de 1857;
c'est à cette époque qu'il fut décidé, semble-t-il, de ne laisser que 10 médaillons pour compléter la série des papes connus
avec ceux restant à venir.
Nous n'avions pas connaissance de cette information à la date de publication du livre IL VIENT.
Il s'agit d'un élément supplémentaire concourant à la convergence des signes mise en évidence dans ce livre, d'autant plus
qu'entre la liste des papes depuis l'origine et la prophétie de Saint Malachie (qui inclue 10 antipapes) il n'y a pas de correspondance directe,
sauf une possible connivence tacite de la part des commanditaires de la reconstruction de la basilique.
Apparitions de Marie et de Jésus (de la rue du Bac à Dozulé)
Une remarque intéressante nous est parvenue concernant la façon dont pourrait être illustrée la faveur spirituelle dont n'a cessé de bénéficier la France (depuis la rue du Bac jusqu'à Dozulé).
En reliant les points géographiques des 5 grandes apparitions mariales du XIXeme siècle (reconnues officiellement en France), et en ajoutant une croix au niveau de Dozulé, on obtient la reconstitution, grandeur nature, du monogramme de Marie (surmonté de la croix) tel qu'il figure sur le revers de la médaille miraculeuse présenté par la Sainte Vierge en vision à Catherine Labouré le 27 novembre 1830, rue du Bac.
Rappelons que "la rue du Bac" est la première d'une série d'apparitions (présentées, dans le livre IL VIENT, sous forme de cycles en lien avec les 3 derniers grands conflits ayant affecté la France : rue du Bac en lien avec la guerre de 1870 et la Commune ; Pellevoisin en lien avec la première guerre mondiale et la révolution bolchevique ; Fatima en lien avec la deuxième guerre mondiale). Par ces apparitions la Vierge Marie serait ainsi venue remplir sa mission (prophétisée par St Louis-Marie Grignion de Montfort, et respectant le rôle privilégié de Fille aînée de l'Eglise attribué à la France)
de nous préparer au retour du Christ dans la gloire, en nous avertissant, avec constance et une attention maternelle, que sans un changement profond de notre coeur et des orientations concrètes destinées à favoriser l'établissement du règne de Dieu sur la terre, nous ne pouvons que mener le monde vers des catastrophes.
Le temps de la Miséricorde prépare le temps de
la Justice (Dozulé dans le prolongement des apparitions à Ste
Faustine)
Pour permettre à nos lecteurs d'approfondir le thème du
lien eschatologique pouvant être établi entre le message
délivré à Dozulé et celui reçu par Ste Faustine,
messages dont il faut rappeler qu'ils s'inscrivent
d'abord dans la tradition de la dévotion au Sacré-Coeur
(Paray-le-Monial - XVIIe siècle), reformulée à la fin du
XIXe siècle par le P. Jules Chevalier sous le vocable de
spiritualité du coeur, nous reproduisons ci-dessous les
passages qui nous paraissent les plus représentatifs :
Journal de Ste Faustine
§ 429 : Quand, un jour, au lieu de
l'oraison je pris un livre de lecture spirituelle, j'ai
entendu distinctement et fortement ces paroles : Tu
prépareras le monde à ma venue dernière.
§ 625 : Le soir, quand je priais, la
Vierge me dit : Ta vie doit être semblable à la mienne :
douce, cachée, union incessante à Dieu, intercéder pour
l'humanité et préparer le monde à la seconde venue de
Dieu.
§ 635 : Soudain, je vis la mère de
Dieu qui me dit : ... tu dois... préparer le monde à la
seconde venue de celui qui viendra non comme sauveur
miséricordieux, mais comme juste juge.
§ 1732 : Quand je priais pour la
Pologne j'ai entendu ces paroles : j'aime
particulièrement la Pologne, et si elle obéit à ma
volonté je l'élèverai en puissance et en sainteté.
D'elle sortira l'étincelle qui préparera le monde à mon
ultime venue.
IL VIENT (d'après les Cahiers de Madeleine)
V. 11 : Soyez toujours dans la joie,
ne vous lamentez pas sur le cataclysme général de cette
génération. Car tout doit arriver. Mais voici
qu'apparaît dans le ciel le signe du Fils de l'Homme, et
maintenant doit s'accomplir le temps des nations. Tous
se frapperont la poitrine. Après l'évangélisation du
monde entier, alors je reviendrai dans la gloire.
V. 16 : La Croix Glorieuse,
ou le signe du Fils de l'Homme, est l'annonce du
prochain retour dans la gloire de Jésus ressuscité.
V. 21 : Le temps est venu au monde de
se repentir car un changement universel est proche, tel
qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde
jusqu'à ce jour, et qu'il n'y en aura jamais plus.
V. 47 : Vous vivez le temps où Satan
est déchaîné dans toute sa force. Mais le temps est tout
proche et je viens vaincre le mal.
Signes des temps
(pour ces temps qui sont les derniers, conformément au message de La Salette)
Dans le livre IL VIENT la situation d’extrémité de notre
monde (qu’illustre la courbe de progression de la population mondiale) est
présentée en elle-même comme un signe des temps : nous sommes entrés dans une
période critique, à l’échelle de l’humanité, caractérisée par une issue pouvant
être celle de toutes les catastrophes aux conséquences irréparables, mais aussi
celle de tous les possibles, avec les moyens de désirer et de réaliser
concrètement l’avènement du règne de l’amour sur la terre, sans le repousser par
négligence aux "calendes grecques".
Tout un ensemble de signes convergents, destinés à nous interpeller (toujours
dans le respect de notre liberté) pour nous aider à relever la tête et à nous
mettre en marche, s’offrent à notre regard pour qui sait les voir avec
l’intelligence du cœur. Devant le buisson ardent, qui brûlait sans se consumer,
Moïse a commencé par être intrigué, et par se rapprocher pour comprendre ce qui
se passait ; puis il s’est incliné et a répondu : « Seigneur parle, me voici ».
Allons-nous à notre tour nous laisser prendre par le cœur, comme Moïse, ou
allons-nous continuer à réagir comme ceux qui pensent que les signes
extraordinaires qui se sont manifestés dans le ciel de Fatima, ou de Medjugorje,
ou encore par les stigmates du Padre Pio ou de Marthe Robin, ne sont que des
phénomènes exceptionnels que la science n'est pas encore capable d'expliquer ?
L’attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center
coup de gong de l'entrée dans le 3ème millénaire chrétien
(selon le calendrier des martyrs).
Etonnante coïncidence ! L'attentat du 11 septembre 2001 s'est produit la 1ère
année du 3ème millénaire dans le calendrier grégorien (calendrier dit
de l'ère chrétienne), le 1er jour de l'année dans le calendrier
orthodoxe copte (calendrier dit "des martyrs")... Quand on réunit, dans une
synthèse en forme de parabole, les 3 grands calendriers qui ont
présidé aux destinées du monde, le calendrier copte orthodoxe (directement issu
de l'ancien calendrier égyptien), le calendrier julien (calendrier de l'empire romain, puis du monde occidental, à
compter de Jules César), et le calendrier grégorien (calendrier universel depuis
la réforme du pape Grégoire XIII, au centre de la prophétie des papes), on
arrive à ce résultat surprenant : l'attentat du 11 septembre 2001 est survenu précisément le jour du
passage au 3ème millénaire de l'ère chrétienne, dans la formulation symbolique du calendrier
des martyrs.
Compte tenu de la nécessité de procéder à quelques rappels historiques et à un
minimum d’explication technique pour comprendre toute la charge symbolique de
cette remarquable coïncidence, nous avons choisi de développer cette réflexion
sur une page à part. Pour y accéder cliquez sur la photo ci-contre.
Réflexion politique
Une alternative politique, fondée sur l'amour chrétien, est-elle possible ? Oui !
Plus que jamais, aujourd'hui, une autre voie réaliste est possible représentant une vraie alternative aux schémas de pensée obsolètes (qu'ils soient de gauche ou de droite) désormais exclusivement fondés sur une vision matérialiste de la vie.
Pour cela nous avons à faire dans le domaine de la pensée politique le même type de révolution copernicienne que celle qui s'est
imposée à la pensée scientifique il y a plus de 300 ans. Nous devons être capable d'évoluer, dans nos choix de société, vers une vision
théocentriste au service de l'homme, au lieu d'une vision actuellement anthropocentriste plaçant Dieu et la religion en satellites de nos égoïsmes individuels et collectifs.
Pourquoi faut-il remettre Dieu au centre du débat de
société ?
1) Parce que nous voyons bien, après deux siècles d’athéisme ayant permis toute sorte d’expériences, faites dans un esprit
d’affranchissement du divin (« Dieu est mort » nous a-t-on expliqué), que toutes
les tentatives de construire une société paisible, juste et fraternelle (en un
mot : humaine), ont échoué ou sont en train d’échouer malgré un niveau de
progrès et de moyens techniques inégalés au cours de l’histoire. Le
nationalisme européen s’est englué dans des guerres fratricides et un
expansionnisme colonial peu glorieux. Le national socialisme a produit l’horreur
incroyable de la logique d’extermination des races. Le marxisme a engendré
l’atrocité, longtemps inavouée, du communisme aux 100 millions de morts. Et le
matérialisme libéral est en train de produire un système d’exclusion généralisée
des plus faibles s’appuyant, sous prétexte d’efficacité, sur une terrible
logique de compétition, logique d’élimination qui donne raison au plus rentable, au plus fort, au plus rapide, au plus beau, au mieux portant… Les forces de l’amour, après avoir constitué une résistance de l'ombre agissant comme un frein correcteur, doivent à présent se transformer en puissance de retournement ; seul un
recentrage sur la priorité à donner dans la société à l'amour chrétien peut mettre un terme à une dérive en accélération exponentielle, dont l’issue, si l'on ne change pas radicalement de direction, a toutes les probabilités d'être celle d’une catastrophe planétaire.
2) Parce que c’est le moment, et que c’est urgent. Tout le monde s’accorde à dire que nous sommes dans un
monde de tous les extrêmes,
et de ce fait de tous les dangers. Sous la pression de la croissance démographique, qui s'est accélérée de façon exponentielle sur les deux derniers siècles (cf graphique ci-joint), mais aussi des facilités matérielles apportées par le progrès des connaissances et des techniques, nous avons aujourd'hui, malgré la complexité et les contraintes d'une situation d'interdépendance mondiale généralisée, aussi bien la capacité de réaliser un monde de justice et de paix instantané, que celle de détruire ce monde en quelques années, voire en quelques mois, ou même en quelques heures.
La maîtrise de la complexité du monde suppose un grand respect des lois de la nature, lois qui constituent le cadre fixé dès l'origine par le Créateur pour sa Création. Ces lois sont toutes régies par un même principe : lorsqu'une force tend à écarter un corps (corps physique ou corps social) de sa situation d'équilibre, une force de direction contraire et proportionnelle à l'énergie de la première force vient ramener ce corps à nouveau vers sa situation d'équilibre de départ. Parmi ces lois, il en est une qui est au-dessus de toutes les autres : la loi de l'amour. Si nous ne respectons pas cette loi, tôt ou tard il se produit une correction proportionnelle à l'importance de notre détournement (dans la Bible, sous l'influence d'un héritage culturel propre au peuple juif, cette correction naturelle a reçu le nom de châtiment).
Aujourd'hui nous sentons bien que nous sommes comme dans une voiture de course lancée à grande vitesse. Si nous n'avons pas une grande maîtrise de toutes les commandes de pilotage, nous sommes sûrs d'aller au devant de l'accident lors du premier virage un peu sévère. Or l'une des données majeures du problème, que sous-estime le plus souvent la réflexion politique, est celle du facteur temps. S'il n'y avait que la courbe de la croissance démographique à gérer, nous pourrions considérer que nous avons peut-être encore suffisamment de temps devant nous. En fait, ce qui entraîne l'accélération de l'urgence (particulièrement en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles), c'est l'effet additionnel provoqué, très immédiatement, par la soif de partage des richesses mondiales de la part des peuples qui représentent la quote-part de population la plus nombreuse, pendant que dans le même temps la minorité, entre les mains de laquelle est détenue la plus grande partie de cette richesse, n'est pas prête à remettre en cause son niveau de vie. Or bien mieux que tous les modèles économiques ou que tous les plans de progrès politiques, il y a une réponse collective capable d'apporter une solution d'urgence opérationnelle : celle de l'amour chrétien (dont le réalisme millénaire est bien résumé dans la formule "hic et nunc", appelant à un changement d'orientation "ici et maintenant").
Mais désire-t-on réellement l'avènement de l'amour, et croyons-nous à la possibilité qu'il soit la réponse pertinente aux problèmes de notre monde ? Préparons-nous dès lors pour ce jour où la situation, paraissant objectivement
désespérée, il nous faudra savoir utiliser la dernière voie de secours : celle du cri vers le Ciel ; non pas pour revenir à nos errements antérieurs (choix du mauvais larron en croix), mais pour manifester, dans une attitude authentique de repentir et d’abandon, notre foi en la réalité et en la puissance de transfiguration du Dieu-amour (choix du bon larron). C'est peut-être le
moment historique que nous avons à vivre, où pourra s'exprimer, dans une totale liberté, la volonté de l'homme collectif (de plusieurs milliards d'hommes... ?) de remettre à sa
juste place dans la société (conformément au sens originel de la Création) la louange du Créateur par ses créatures.
Qu'est-ce que cela veut dire : remettre Dieu au centre ?
1) Cela ne veut pas dire, pour nous Occidentaux (et en particulier pour la France) revenir à des archétypes du passé, commodément mais confusément réunis sous le vocable idéalisé de chrétienté, avec comme seule perspective de marche en avant celle d’un retour en arrière. Car si le mot chrétienté est un mot commode qui permet de faire référence à une époque et à des pays où les rapports sociaux étaient officiellement régis par des normes se référant à la religion chrétienne, il couvre en réalité une période très longue (schématiquement du Moyen Age à la Révolution française), peu homogène sur le plan des structures sociales et de la qualité du témoignage évangélique. La caractéristique majeure
de ce temps est celle de l'établissement progressif d'un pouvoir clérical, et de son emprise temporelle sur le pouvoir politique, en contradiction avec la direction donnée par le Christ lui-même, direction qui, sans négliger l'exigence d'une affirmation spirituelle sans fard ni ambigüité, est avant tout celle de l'humble effacement devant l'opposition violente des forces du mal, jusqu'à une mort en croix s'il le faut.
Mais ne pas chercher à revenir en arrière, ne veut pas dire pour autant croire (comme Platon dans La République ou Francis Bacon dans la Nouvelle Atlantide) que nous parviendrons à réaliser la cité idéale qui aurait échappé au génie de nos prédécesseurs, cité qui comblerait le besoin de bonheur des hommes et l’assurerait pour une durée illimitée. Une telle cité, faite de main d’homme, ne peut avoir qu’une expression temporelle, et donc temporaire. Dans son encyclique Spe salvi (§24) Benoît XVI nous explique comment « …un
règne du bien aux contours fermes et définitifs n’existera jamais en ce monde. Celui qui promet un monde meilleur qui n’aurait jamais de fin fait une fausse promesse ; il ignore la liberté humaine… Si une condition du monde, définie comme bonne, devait être fixée de manière irrévocable par des structures, la liberté de l’homme serait niée, ce ne serait en définitive nullement des structures bonnes ».
2) Cela ne veut pas dire non plus accepter les errements de notre temps, comme s’ils traduisaient un progrès irrésistible de l’histoire, en nous contentant d’apporter (par un habillage extérieur : par les mots, par le décor, par des alliances, par des rites…) une coloration spirituelle à des objectifs dont la finalité resterait exclusivement temporelle. Aujourd’hui, face aux incertitudes majeures qui s’amoncellent à l’horizon, le discours de nos responsables politiques s’enrichit de plus en plus d’un vocabulaire à la teinture et aux intonations spirituelles. Mais ce discours, qui cherche à atteindre le ressort le plus intime du citoyen pour susciter le sursaut d’énergie communautaire impossible à obtenir par les moyens ordinaires, reste en fait toujours subordonné à des ambitions temporelles laissant Dieu loin derrière les priorités de la croissance et du profit, autrement dit du bien-être matériel. Benoît XVI traduit cela en disant dans l’encyclique Spe Salvi (§30) que « …l’espérance biblique du règne de Dieu a été remplacée par l’espérance du règne de l’homme,
par l’espérance d’un monde meilleur devenu le véritable "règne de Dieu" ».
3) Cela veut dire proposer une organisation de la vie (individuelle et
collective) en priorités, de telle sorte que Dieu et ses commandements soient placés au sommet, avec l’attribut de priorité des priorités. Pour la vie en société, cela veut dire que tout corps social (de la cellule familiale à la nation en passant par les multiples organisations intermédiaires telles que les entreprises et les associations, jusqu’à l’humanité toute entière), tout corps social doit pouvoir affirmer naturellement, dans les principes directeurs régissant le fonctionnement de la vie collective, que Dieu et ses commandements
doivent être mis à la première place. Dans le cadre d’un tel choix, il ne peut y avoir de division partisane, avec une formulation de gauche ou une formulation de droite. Les options de gauche et de droite, caractéristiques des choix contingents, ne peuvent que s’effacer devant cette priorité "politique" supérieure : un seul Dieu (à l’origine de l’univers et du temps) qui donne sens à l’existence terrestre, et à qui, à travers l’application de commandements non
négociables est dû respect et louange.
Rassurons les gens inquiets d’une telle prérogative reconnue au Dieu
tout-puissant. Pour notre plus grande joie, ce Dieu jaloux » qui supplie dans la Bible « Ecoute, mon peuple, je t'adjure ô Israël, si tu pouvais m'écouter ? Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger. » (Ps 81) s’est révélé en Jésus-Christ un Dieu aimant grâce à qui la relation avec les autres (dans la mesure où elle reste fondée sur la vérité et la justice) est avant tout source de paix. Mais aujourd'hui, dans le contexte d'urgence qui est celui d'un monde de tous les extrêmes, avec la prédominance de régimes dits démocratiques qui utilisent la logique du plus grand nombre pour définir les orientations politiques supérieures, alors que l'esprit ambiant semble universellement conditionné par le diktat du matérialisme athée, allons-nous vraiment réussir à renverser le courant de la politique ?
Comment remettre Dieu au centre ? (à
suivre...)
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